Les actions de la politique de la ville

L'éducation

 

Depuis 30 ans, les inégalités de destin ont progressé en France : selon l’endroit de naissance, sa famille, l’école fréquentée, les chances de réussite ne sont pas les mêmes.

Les cités éducatives

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Les Cités éducatives sont nées d’initiatives menées sur le terrain par les élus locaux, les services de l’État et les associations. Elles visent à intensifier les prises en charge éducatives des enfants à partir de 3 ans et des jeunes jusqu’à 25 ans, avant, pendant, autour et après le cadre scolaire.

Elles consistent en une grande alliance des acteurs éducatifs travaillant dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville : services de l’État, des collectivités territoriales, associations, acteurs économiques, parents, jeunes et habitants concernés.

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Les cités éducatives poursuivent 3 objectifs phares :

  • Conforter le rôle de l’école
  • Organiser la continuité éducative
  • Ouvrir le champ des possibles

Dans le Val-d'Oise, trois territoires ont obtenu le label de cités éducatives : Garges-lès-Gonesse, Sarcelles et Villiers-le-Bel. Ils sont accompagnés à hauteur de 5,4 M€ pour trois ans, pour la période 2020-2022.

Dans le détail, Villiers-le-Bel bénéficiera de 1,65 M€ (soit 550 000 € par an), Garges-lès-Gonesse de 1,8 millions d’euros (soit 600 000 € par an) et Sarcelles de 1,95 M€ (soit 650 000 € par an).

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Ainsi, à la rentrée 2020, 31 351 élèves de 3 ans à la Terminale bénéficieront des offres des cités éducatives ; soit l’ensemble des collèges et écoles ainsi que 5 lycées de ces trois secteurs.

Les projets développés dans le cadre des cités éducatives auront notamment pour objectif de renforcer la coopération avec les parents. Plusieurs actions seront mises en œuvre par des acteurs de terrain (associations, services de l'État, collectivités) afin de leur apporter un accompagnement supplémentaire : actions de soutien à la parentalité, utilisation des ressources de la « mallette des parents », coopération des services sociaux avec l’école…

Dans le contexte de l’épidémie de Covid-19, les acteurs des cités éducatives se sont fortement mobilisés pour assurer la continuité éducative. A Garges-lès-Gonesse, Sarcelles et Villiers-le-Bel,  jusqu’à 20% des crédits des cités éducatives ont été utilisés pour équiper les élèves de primaire et  les collégiens en matériels informatiques (tablettes, ordinateurs, clés 4G) afin de suivre leur scolarité à distance : au total, 1 199 équipements ont été achetés pour un total de 340 000 €.

Pour en savoir plus 

Le dédoublement des classes de CP et de CE1 en Rep et Rep+

Pour attaquer à la racine la difficulté scolaire avant qu’elle ne s’installe, un ambitieux programme de dédoublement des classes de CP et CE1 en Rep et Rep+ a été engagé dès la rentrée 2017.

En 2019, 485 classes de CP et 497 classes de CE1 sont dédoublées, soit la totalité des classes de CP et CE1 en réseau d'éducation prioritaire dans le Val-d'Oise. Le dédoublement des classes profite à 30% des effectifs scolarisés en CP et en CE1 dans le département.

Infographie avec les chiffres.

Les programmes de réussite éducative (PRE)

Les programmes de réussite éducative (PRE) ont pour objectif d’apporter un soutien personnaliséaux enfants et adolescents (2 ans à 18 ans) qui présentent des signes de fragilité, ainsi qu’à leurs parents, en prenant en compte la globalité de leur environnement.

Des actions sont mises en œuvre pour remédier aux besoins identifiés. Elles peuvent concerner les relations famille-école, l’accompagnement scolaire en lien avec les parents, la santé, ou encore une activité sportive ou culturelle.

Premier investissement de l'Etat dans le volet éducation des contrats de ville, les PRE ont été financés à hauteur de 3,3 M€ dans le cadre de la politique de la ville, dans le Val-d’Oise, en 2019.

Le département compte 13 PRE (Argenteuil, Bezons, Cergy, Eragny-sur-Oise, Garges-lès-Gonesse, Gonesse, Goussainville, Montigny-lès-Cormeilles, Persan, Pontoise, Saint-Ouen-l'Aumône, Sarcelles, Villiers-le-Bel) et 1 PRE intercommunal (Deuil-la-Barre/Montmagny). Chaque année, ce sont ainsi près de 3 700 enfants et jeunes qui sont accompagnés, pour un taux moyen de 80 % de parcours individualisés.

Un exemple : le programme de réussite éducative intercommunal de Deuil-la-Barre et Montmagny

Le seul PREI du département est piloté par la Communauté d’agglomération de Plaine-Vallée. Lancé en septembre 2017, après deux années de concertation et de travaux, il concerne Deuil-la-Barre et Montmagny. La dimension intercommunale du dispositif a redonné un bel élan au programme sur les deux territoires, grâce à l’arrivée d’une nouvelle équipe, composée d’une coordinatrice, de deux référentes de parcours et de deux psychologues.

Les instances partenariales sont suivies et dynamiques et nombre de nouvelles actions rendent le dispositif particulièrement attrayant. Concernant le soutien à la parentalité, citons par exemple le groupe de paroles PARENT'AISE, qui rencontre un vif succès. L’atelier théâtre ou la médiation par les pairs permettent de travailler en finesse sur le comportement de l’enfant. Les ateliers « Bain de langue » abordent quant à eux de façon ludique le multilinguisme. Enfin, les difficultés scolaires sont traitées dans le cadre d’une aide méthodologique personnalisée et d’une offre d’ateliers très variés.

Ce dispositif, également doté d’un système d’évaluation performant, rencontre un grand succès, tant du côté des partenaires, nombreux et très impliqués, que du côté des bénéficiaires, en augmentation constante. La typologie du public, composé d’une grande majorité de très jeunes enfants, permet un travail de prévention d’autant plus efficace qu’il est engagé suffisamment tôt. En témoigne la durée moyenne des parcours, qui n’excède pas 9 à 10 mois.

Pour en savoir plus

  • Monstagedetroisieme.fr , une plateforme nationale d’offres de stage réservées aux élèves de 3ᵉ de collèges Rep et Rep+
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Le stage de 3ᵉ des jeunes issus des quartiers prioritaires de la politique de la ville a été identifié comme levier « d’émancipation » dans la cadre de la mobilisation nationale pour les habitants des quartiers (mesure 18). Il fait également partie des actions identifiées dans l’axe 1 (sensibiliser) du paQte (pacte avec les quartiers pour toutes les entreprises).

En effet, ce stage d’observation obligatoire d’une semaine est généralement le premier contact du jeune avec le monde du travail. Dans les QPV, cependant, les collégiens et leurs familles ne bénéficient pas toujours du réseau adéquat ou d’opportunités variées pour faire en sorte que ce temps soit un véritable apport dans la construction du projet d’orientation du collégien.

Face à ce constat, le président de la République a fixé l’objectif de proposer, via la plateforme en ligne monstagedetroisieme.fr , aux jeunes issus des QPV 30 000 offres de stage de qualité, 15 000 dans le secteur public et autant dans le secteur privé.

Cet outil doit permettre aux élèves ciblés de réaliser une expérience enrichissante en lien avec leur orientation et leur projet personnel, grâce notamment à la diversité des offres proposées.

L’objectif est de permettre à ces élèves d’observer des milieux professionnels peut-être encore inconnus ou de découvrir de nouveaux secteurs ou activités.

Dans le Val-d'Oise, pour la rentrée 2019-2020, l'objectif de 862 offres à publier, 431 dans le secteur public et autant dans le secteur privé, a été largement dépassé : 2 006 offres de stage ont été publiées sur la plateforme nationale. 30 collèges inscrits en bénéficient (sur les 35 ciblés, situés en zone d’éducation prioritaire).

Circulaire du 31 juillet 2019 relative à la campagne 2019-2020 de l'opération 30 000 stages pour les élèves de troisième des quartiers prioritaires