Dispositif de protection des femmes en très grand danger expérimentation dans le Val-d’Oise

 
 

Il s’agit d’un dispositif qui a déjà fait ses preuves. Son principe, doter d’un téléphone portable des femmes battues exposées à des risques graves de récidive de la part de leurs anciens agresseurs.

A l’occasion de la journée internationale des droits de la femme, une convention de partenariat instaurant à titre expérimental dans le département le dispositif du téléphone portable d’alerte pour les femmes victimes de violence en grand danger, a été signée en préfecture du Val-d’Oise en présence du ministre des solidarités et de la cohésion sociale.

Le téléphone portable d’alerte est mis en place dans le Val-d’Oise, en partenariat avec le procureur de la République, le Conseil général, les opérateurs Orange et Mondial Assistance et les associations référentes AFAVO et du Côté des femmes. Ce téléphone d’alerte permet de sécuriser la victime par une intervention dans des délais très rapides de la police ou de la gendarmerie.

La convention vient s’ajouter à l’ensemble des dispositifs prévus en matière d’accueil et d’hébergement pour les femmes victimes de violences intrafamiliales:

  • les bons d’hôtel : en 2011, près de 5000 femmes avec ou sans enfant ont pu en bénéficier
  • les dispositifs d’accompagnement social et juridique ont été renforcés
  • la présence des travailleurs sociaux et des psychologues dans les commissariats de police du département est accrue dans les services de Police et les effectifs ont doublé en deux ans : passant de 3 à 6
  • Le soutien financier aux associations d’aide aux victimes qui jouent un rôle fondamental dans le soutien des victimes et de leurs familles.

Au total sur l’année 2011 l’Etat a consacré une enveloppe de plus de 10 millions d’euros pour l’hébergement et l’accueil des femmes victimes de violence, isolées ou vivant dans la précarité.