Le règlement sanitaire départemental (RSD)
image code de la santé publique
Le règlement sanitaire départemental (RSD version de novembre 2008) impose des prescriptions en matière de santé , d'hygiène et de salubrité publique.
Le règlement sanitaire départemental a été prescrit en application de l’ancien article L.1 du code de la santé publique qui stipulait que : « Dans tous les départements, le préfet est tenu, afin de protéger la santé publique, d’établir un règlement sanitaire applicable à toutes les communes du département ».
Le
règlement sanitaire départemental (RSD)
Présentation
Le règlement sanitaire départemental a été prescrit en application
de l’ancien article L.1 du code de la santé publique qui
stipulait que : « Dans tous les départements, le préfet est
tenu, afin de protéger la santé publique, d’établir un
règlement sanitaire applicable à toutes les communes du
département ». En 1978, le ministère chargé de la santé a
publié un règlement sanitaire départemental type qui a servi de
base à l’élaboration des règlements départementaux.
Le règlement sanitaire départemental du Val d’Oise a été pris
par arrêté préfectoral du 29 août 1979. Des parties de ce règlement
ont été abrogées depuis 1979 par des décrets en Conseil
d’Etat. Il a été modifié par arrêtés préfectoraux du 4
novembre 1983, du 25 janvier 1985, du 22 février 1992 et du 7
février 1996.
Le règlement sanitaire départemental n’interfère pas avec les
textes réglementaires concernant les sujets traités, mais constitue
le texte de référence(1) pour imposer des prescriptions en matière
d’hygiène et de salubrité aux activités qui ne relèvent pas
du champ d’application des installations classées pour la
protection de l’environnement.
Le règlement sanitaire départemental dont l’objet principal
est la protection de la santé publique, traite d’une part des
maladies et, d’autre part, de dispositions concernant la
protection sanitaire de l’environnement, c’est-à-dire
les prescriptions destinées à assurer la salubrité des maisons et
de leurs dépendances, les mesures destinées à assurer
l’assainissement des voies et l’élimination des
déchets,
En résumé, le règlement sanitaire départemental impose des
prescriptions en matière d’hygiène et de salubrité publique
qui ne sont pas précisées dans d’autres textes. Ce règlement
permet de résoudre les principaux problèmes de nuisances
quotidiennes.
Respect du règlement sanitaire départemental
Le maire a compétence pour intervenir dans le cadre des pouvoirs de
police qu’il détient en matière de salubrité publique au
titre de l’article L. 2212-2 du code général des
collectivités territoriales. Il représente donc l’autorité
compétente et doit prendre et faire respecter les mesures
nécessaires au maintien de l’ordre, de la sécurité, de la
tranquillité et de la salubrité publique sur le territoire de sa
commune. Ainsi, le maire veille au respect des règles
d’hygiène et de salubrité définies dans le règlement
sanitaire départemental(2) .
Le préfet ne fera d’injonctions à des particuliers en vue de
voir appliquer le règlement sanitaire départemental qu’en cas
d’urgence ou d’épidémie(3) ou bien dans le cadre de son
pouvoir de substitution, dès lors que serait constatée la carence
du maire dans l’exercice de cette compétence.
Le contrôle du respect des règles d’hygiène mentionnées dans
le règlement sanitaire départemental peut être réalisé par les
agents communaux ou la police municipale.
S’agissant des mises en demeure adressées pour non-respect
des dispositions du RSD, celles-ci doivent être signées par le
maire ou ses adjoints, à défaut par une personne ayant délégation
de signature en ce domaine.
Lorsqu’un procès-verbal est dressé pour non-respect des
dispositions du RSD, celui-ci doit être signé par un officier de
police judiciaire, dont font partie le maire et ses adjoints, ou
par l’un des agents visés à l’article R. 1312-1 du code
de la santé publique.
(1) en l’absence de décrets en Conseil d’Etat pris en
application de l’article L. 1311-1 du code de la santé
publique, le règlement sanitaire départemental continue de
s’appliquer, comme l’a confirmé la jurisprudence.
(2) Arrêt du Conseil d’Etat (CE 10/3/54, Vve Picard)
(3) Arrêt du Conseil d’Etat (CE 25/11/94, Min de
l’intérieur c / Grégoire)
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