Saturnisme
Le saturnisme se définit par lintoxication dun individu par le plomb.
Le saturnisme se définit par l’intoxication d’un individu par le plomb. Les sources d’exposition sont soit industrielles, soit atmosphériques, soit liées à l’eau (canalisations au plomb, eau agressive, pH acide) ou à des pratiques à risques (utilisation de certains maquillages ou de médecines traditionnelles) soit encore domestiques (céruses - peintures au plomb interdites depuis 1948 - ou peintures métalliques hydrofuges). En zone urbaine, cette dernière exposition constitue le principal risque potentiel d’intoxication saturnine.
L’intoxication
passe le plus souvent par l’ingestion d’écailles de
peintures riches en dérivés solubles du plomb ou de poussières en
contenant. Cette ingestion peut se faire de façon active
(phénomène de pica) ou passive. Le saturnisme est donc
principalement la résultante d’une exposition à un habitat
ancien et dégradé. Les séquelles provoquées par l’exposition
au plomb sont irréversibles et touchent essentiellement à la
réduction du développement psychomoteur et intellectuel. Les
enfants de 6 mois à 6 ans sont les principales victimes.
La loi n°98-657 du 29 juillet 1998 de lutte contre les exclusions a
élaboré une stratégie de lutte contre le saturnisme infantile. Les
textes d’application de cette loi portent en effet,
d’une part sur les mesures d’urgence, et d’autre
part sur le nouveau statut du saturnisme infantile, devenu maladie
à déclaration obligatoire.
La loi n°2004-806 du 9 août 2004 est venue compléter et améliorer
le dispositif existant.
Parallèlement à ce nouveau cadre réglementaire, des actions visant
à la prise en charge de cette maladie ont été engagées dans le Val
d’Oise dès 1997, à l’initiative du service
santé-environnement de la Direction départementale des affaires
sanitaires et sociales (DDASS) et en coopération étroite avec les
services du Conseil Général (Direction Générale adjointe chargée de
la solidarité – DGAS) et de la Caisse primaire
d’assurance maladie (CPAM).
Le saturnisme dans le Val d’Oise : Quelques
chiffres
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Année
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Nombre de
DO « saturnisme » (1)
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Nombre
d’enquêtes réalisées
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Nombre
d’ERAP (2)
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2001
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0
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1150
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2002
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6
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1220
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2003
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8
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11
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1000
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2004
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3
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17 + 2
contrôles
|
1200
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2005
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13
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83 + 12
contrôles
|
800
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(1) Nombre de déclarations obligatoires « saturnisme
» reçues à la DDASS
(2) ERAP : Etat des Risques d’Accessibilité au
Plomb établis lors de ventes de logements construits avant 1948
(ordre de grandeur indicatif)
De 1992 à 1999 : seulement 391 plombémies (mesures du plomb dans le
sang) ont été proposées à des enfants du Val d’Oise
L'augmentation du nombre d'enquêtes ou diagnostics réalisés en 2005
s'explique par le traitement des ERAP Cf "actions réalisés".
Les acteurs de la lutte contre le
saturnisme dans le Val d’Oise
La Préfecture du Val d’Oise
Le Bureau du Logement de la Préfecture s’occupe de la gestion
du parc de logements sociaux du département et notamment du
contingent préfectoral réservé aux mal-logés.
Son intervention se situe en aval des mesures d’urgence,
lorsqu’un relogement est nécessaire.
La Direction départementale de l’équipement
Le service Habitat et Logement de la direction départementale de
l’équipement assure la gestion des aides financières
octroyées aux propriétaires pour la réalisation de travaux de
réhabilitation ainsi que les crédits de l’Etat pour la mise
en œuvre des mesures d’urgence contre le saturnisme
infantile.
La Caisse Primaire d’Assurance Maladie
La CPAM collabore aux actions de prévention à destination des
médecins de ville.
La Direction départementale des affaires sanitaires et
sociales
Le médecin inspecteur de santé publique de la DDASS est
destinataire des déclarations de cas de saturnisme dans le
département.
Le service santé-environnement effectue les enquêtes de recherche
des sources d’intoxication, après déclaration d’un cas
de saturnisme. Il est également à l’origine de signalements
de logements à risques (logements anciens dans lequel les peintures
sont dégradées).
Synoptique récapitulatif des interventions d’urgence dans le
domaine du saturnisme (à partir d’un signalement d’un
enfant malade ou d’un habitat à risque)
Les centres hospitaliers
Les centres hospitaliers du département effectuent la plupart des
prélèvements de sang avant plombémie. Ils collaborent aux campagnes
de dépistage mises en œuvre. Le centre hospitalier
d’Argenteuil a réalisé en collaboration avec la DDASS une
étude épidémiologique destinée à évaluer l’imprégnation
saturnine moyenne des enfants de 6 mois à 6 ans fréquentant le
centre hospitalier. (Cf. Les actions engagées dans le Val
d’Oise)
Le Conseil Général
Le service de Protection maternelle et Infantile de la Direction
Générale des Affaires Sociales coordonne les services de PMI du
département.
La caisse régionale de l’assurance maladie d’Ile de
France
Elle a pour mission de veiller à l’application des textes
réglementaires encadrant la réalisation des travaux de suppression
de l’état d’accessibilité du plomb dans les
logements.