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Signature de la Charte de bon voisinage avec les élus et responsables agricoles vendredi 13 décembre 2019

 
 
Signature de la Charte de bon voisinage avec les élus et responsables agricoles

En signant cette charte de bon voisinage, les services de l’État, le Conseil départemental, l’Union des Maires du Val-d’Oise et les responsables agricoles s’engagent dans une démarche commune basée sur le « bien-vivre ensemble ».


Ce vendredi 13 décembre 2019, Amaury de Saint-Quentin, préfet du Val-d’Oise, Marie-Christine Cavecchi, présidente du Conseil départemental, Daniel Fargeot, président de l’Union des Maires du Val-d’Oise, Christophe Hillairet, président de la Chambre d’Agriculture de la Région Ile-de-France, Damien Greffin, président de la FDSEAIF et Frédéric Arnoult, président des Jeunes Agriculteurs de l’Ile-de-France ont procédé à la signature de la première charte départementale de bon voisinage, à l’occasion de la visite d’une exploitation agricole à Boissy-l'Aillerie.

Cette charte vise ainsi à favoriser le dialogue entre les habitants, les élus et les agriculteurs et à répondre aux enjeux de santé publique liés à l’utilisation de produits phytopharmaceutiques en agriculture, particulièrement à proximité des lieux habités. Il s’agit d’un engagement fort de l’ensemble des responsables concernés pour travailler en bonne intelligence vers une entente collective entre agriculteurs, riverains, élus, et organismes professionnels.

Dans le Val-d’Oise, l'agriculture occupe une place centrale. Elle est une richesse indéniable qui s’étend sur environ 58 000 hectares soit près de la moitié de notre territoire. Les signataires poursuivent par cette charte une politique volontariste en faveur du monde agricole pour une agriculture durable et respectueuse de l’environnement.

Alors que les actes d’incivilité ou d’intimidation à l’égard du monde agricole augmentent partout en France, le préfet Amaury de Saint-Quentin a rappelé que : « Nos agriculteurs font un travail difficile, exigeant, indispensable. Contre les dégradations, les insultes qu'ils subissent au quotidien, nous sommes déterminés à les protéger de toutes nos forces. Nous nous tenons à leurs côtés ».

Cette démarche valdoisienne s’inscrit pleinement dans la stratégie nationale déployée par le Gouvernement, et en particulier le ministre de l’Intérieur, en faveur du monde agricole. Dans le Val-d’Oise, comme dans chaque département, sera mis en place d’ici le 1er janvier 2020 un observatoire départemental de l’« agribashing », placé sous l’autorité du préfet et réunissant les forces de l’ordre et syndicats agricoles. Ces observatoires de l’« agribashing » doivent permettre de disposer d’un état des lieux exhaustif des problématiques de sécurité rencontrées par les agriculteurs et d’élaborer des solutions communes, efficaces et concertées.

Dans ce cadre, pour mieux protéger les agriculteurs vient d’être mise en place la cellule DEMETER, nouvelle cellule nationale de suivi des atteintes au monde agricole.

Créée au sein de la Gendarmerie nationale, la cellule DEMETER va permettre :

• d’améliorer la coopération avec le monde agricole et de recueillir des renseignements ;

• de mieux connaître les groupes extrémistes à l’origine des atteintes et de pouvoir anticiper et prévenir leurs actions ;

• de pouvoir gagner en efficacité par des actions et des enquêtes mieux coordonnées.

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DEMETER

Focus sur les objectifs de la cellule DEMETER :

Créée début octobre 2019 par la direction générale de la gendarmerie nationale, la « Cellule nationale de suivi des atteintes au monde agricole » (cellule DEMETER) est destinée à apporter une réponse globale et coordonnée à l’ensemble des problématiques qui touchent le monde agricole en menant collégialement les actions dans les 4 domaines :

- de la prévention et de l’accompagnement des professionnels du milieu agricole par des actions de sensibilisation et de conseils destinées à prévenir la commission d’actes délictueux, en lien avec les organismes de représentation du monde agricole (SDSPSR) ;

- de la recherche et de l’analyse du renseignement en vue de réaliser une cartographie évolutive de la menace et détecter l’émergence de nouveaux phénomènes et/ou groupuscules (SDAO en coordination avec SDPJ) ;

- du traitement judiciaire des atteintes visant le monde agricole par une exploitation centralisée du renseignement judiciaire, un partage ciblé de l’information et une coordination des investigations le nécessitant (SDPJ) ;

- de la communication, en valorisant opportunément toutes les actions menées dans ces différents domaines par la gendarmerie au nom de la cellule DEMETER et par des actions ciblées destinées à rassurer le monde agricole par la prise en compte de ses problématiques par les forces de l’ordre (SIRPA).

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